Dernière mise à jour le 19 février 2021
La course à pied ne se contente pas de faire bouger votre corps : elle fait reculer les compteurs caloriques à une vitesse que peu d’activités égalent. Pour ceux qui veulent alléger la balance, courir s’impose souvent comme une pièce maîtresse du puzzle. Mais avant de tracer un plan d’action pour mincir et s’activer, il faut passer par une étape incontournable : réunir ses propres données, comme la taille, le poids et l’indice de masse corporelle, ce fameux IMC dont tout le monde parle.
Calculateur d’IMC
Alors, à quoi sert réellement l’IMC ? Cet indice, conçu pour évaluer la proportion de masse grasse à partir du poids et de la taille, offre une estimation rapide. Sa méthode ne rivalise pas avec les bilans médicaux sophistiqués, mais elle a l’avantage d’être accessible à tous. En quelques secondes, l’IMC donne une indication sur un éventuel excès ou déficit de poids. Un chiffre trop élevé alerte sur des risques concrets : maladies cardiovasculaires, diabète de type 2, accidents vasculaires cérébraux, certains cancers. Quand l’indice grimpe, le cœur subit une pression supplémentaire, ce qui peut favoriser l’hypertension ou la formation de calculs biliaires. Autres effets indésirables : douleurs lombaires, arthrose, excès de triglycérides ou de cholestérol, diminution du ‘bon’ cholestérol HDL. Le tableau n’est pas que médical, il se décline aussi en inconforts du quotidien.
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Plages d’IMC
Pour s’y retrouver, voici les différentes plages d’IMC et la façon dont elles sont généralement interprétées :
- Un IMC en dessous de 18,5 signale une insuffisance pondérale.
- Entre 18,5 et 24,9, on se trouve dans la zone dite « normale ».
- De 25 à 29,9, l’IMC indique un surpoids.
- Au-delà de 30, on parle d’obésité.
Les IMC supérieurs à 30 se répartissent en trois catégories : de 30 à 34,9 pour le premier grade, de 35 à 39,9 pour le second, et 40 ou plus pour le troisième.
Quel chiffre viser ? De manière générale, maintenir un IMC entre 18,5 et 24,9 permet de rester dans la fourchette recommandée. Quand l’indice dépasse 30, il classe une personne dans l’obésité. Pourtant, découvrir ce chiffre n’a rien d’une sentence irréversible. Quelques kilos en moins, acquis grâce à des changements alimentaires et à l’activité physique, peuvent déjà faire basculer l’aiguille dans une direction plus favorable. Pour connaître votre IMC, il existe un outil tout simple : recherchez votre taille dans la colonne de gauche, votre poids sur la ligne du haut, et l’intersection vous livre le fameux chiffre.
Combien devriez-vous courir selon votre IMC ?
La question revient souvent : doit-on adapter sa distance de course uniquement en fonction de l’IMC ? Il n’existe pas de règle universelle, mais certains paramètres méritent d’être pris en compte, surtout si l’indice grimpe.
- Le poids joue directement sur la contrainte subie par les articulations et les tissus conjonctifs à chaque foulée. Il vaut mieux consulter un professionnel de santé avant de débuter un programme sportif soutenu.
- Courir avec des kilos en plus accentue l’impact sur les hanches, ce qui peut provoquer des déséquilibres au niveau des genoux et des chevilles. C’est souvent là que surgissent les blessures typiques, comme le fameux genou du coureur.
- Pour ceux qui affichent un IMC élevé, particulièrement s’ils débutent, mieux vaut privilégier de courtes distances, et alterner marche et course à un rythme adapté. Un démarrage progressif, avec des séquences de marche/course sur des trajets courts, permet de renforcer les hanches et les tissus de soutien avant d’augmenter les distances au fil des semaines.
- Si une douleur persistante apparaît, au-delà des courbatures habituelles, il ne faut pas hésiter à consulter rapidement pour éviter qu’une petite gêne ne se transforme en blessure durable.
- Intégrer quelques séances de renforcement musculaire chaque semaine, en mettant l’accent sur les hanches et les jambes, aide à rendre la course plus agréable et à limiter les risques de blessure.
Les limites de l’IMC
L’IMC ne fait pas l’unanimité. Il ignore les particularités de beaucoup de morphologies. Un coureur musclé, ou un sportif habitué à l’entraînement, peut se retrouver avec un IMC élevé sans pour autant présenter de risques pour sa santé. À l’inverse, une personne âgée ayant perdu de la masse musculaire peut afficher un chiffre bas, alors que sa condition physique n’est pas optimale. Pour débuter un projet de perte de poids, l’IMC reste une base pratique pour se repérer dans la fourchette de poids recommandée, mais il ne dit pas tout.
Ce calcul, imaginé au XIXe siècle, n’a pas bougé d’un iota. Il ne remplace pas une évaluation complète comme la mesure du pourcentage de masse grasse, mais il a le mérite de fonctionner aussi bien chez les hommes que chez les femmes, sans ajustement particulier.
On croise régulièrement des coureurs dont l’IMC dépasse la zone « normale » de 18,5 à 24,9, mais qui affichent une excellente santé cardiaque, une tension basse et une fréquence cardiaque lente. D’autres, bien qu’apparemment « dans les clous », ne présentent pas ces atouts. L’IMC n’est qu’un point de départ, un repère parmi d’autres pour situer sa fourchette de poids idéale. Tout le reste, c’est à chaque coureur d’écrire son parcours, foulée après foulée.

