Sport retiré en 2025 : comment choisir le bon ?

Femme sportive dans un magasin de sport regardant un raquette

À partir de janvier 2025, une page se tourne : certaines activités physiques sur ordonnance ne seront plus remboursées par l’Assurance maladie. Certaines disciplines restent tolérées, mais sous conditions médicales sévères ; d’autres, tout simplement rayées des recommandations officielles. Désormais, l’administration trie les sports suivant leur intensité, leur impact sur les articulations, et la fréquence des accidents remontés par les médecins.

Chaque année, la liste des sports concernés se renouvelle, tenant compte de l’âge, de la santé et des retours des praticiens de terrain. Les complémentaires santé s’ajustent aussi, modifiant leurs contrats et leurs prises en charge, en particulier pour les plus de 60 ans.

Pourquoi rester actif après 60 ans change vraiment la donne

Une fois le cap des soixante franchi, le corps ne répond plus comme à trente ans. Les seniors le savent : équilibre et souplesse ne sont pas gravés dans le marbre. Il faut les entretenir. Bouger, ce n’est pas seulement se faire plaisir, c’est aussi freiner les douleurs persistantes, repousser les soucis articulaires et limiter l’apparition des troubles associés. Les chiffres sont clairs : une activité régulière, même modérée, retarde la perte de mobilité et aide à mieux gérer le stress.

Avec l’évolution des recommandations, certains sports se démarquent par leur accessibilité. Le tai-chi, l’aïkido ou encore le karaté traditionnel mettent en avant la progression, le geste précis plutôt que la force. Sans confrontation directe, ces pratiques ménagent les articulations. On y cultive la respiration, la fluidité, la concentration, autant d’armes pour contrer les effets du temps.

Voici ce que chacun de ces arts martiaux sans contact peut apporter :

  • Tai-chi : développe l’équilibre, la posture, la coordination ; réduit les risques de chute.
  • Aïkido : axé sur les mouvements circulaires, apprend à anticiper et canaliser l’énergie de l’autre sans brutalité.
  • Karaté traditionnel (kata) : met l’accent sur la précision, la mémoire gestuelle et l’ancrage corporel.

Un accompagnement par un instructeur ayant l’expérience des sport seniors reste précieux. Chacun avance à son propre rythme, sur des exercices modulés selon ses besoins. Ici, la performance passe au second plan : c’est la constance qui porte ses fruits. Deux ou trois séances hebdomadaires de 30 à 45 minutes suffisent à changer la donne, jour après jour.

Quels sports sont les plus adaptés quand on avance en âge ?

Choisir une activité sportive en vieillissant, ce n’est pas céder à la nostalgie ni tirer au sort. Il s’agit d’écouter ses signaux, de savoir où se situent ses marges de manœuvre, mais aussi de cultiver ce qui reste solide : coordination, mobilité, souffle. Les sports sans contact comme le tai-chi, le karaté kata et certaines formes d’aïkido offrent la souplesse et la progressivité recherchées. Le tai-chi, par exemple, invite à la lenteur et à l’équilibre, chaque geste étant peaufiné pour préserver les articulations.

L’aïkido, dans ses variantes les plus douces, privilégie les mouvements circulaires : on canalise l’énergie, on évite les à-coups, et le corps ne subit pas de torsion brutale. Le karaté kata, lui, propose un travail technique où la précision et le contrôle du souffle l’emportent sur la force pure.

Pour mieux cerner les bénéfices de chaque discipline, voici une synthèse :

  • Tai-chi : équilibre, maîtrise du souffle, prévention des chutes.
  • Aïkido : souplesse, anticipation, pratique sans choc.
  • Karaté kata : mémoire du geste, posture solide, contrôle corporel.

Les experts sont unanimes : il vaut mieux pratiquer sous l’œil d’un professionnel formé, capable d’adapter les exercices selon l’état de chacun. Un certificat médical rassure, mais l’expérience du coach fait la différence au fil des mois. L’objectif : maintenir une autonomie active, où chaque entraînement devient une victoire sur l’inertie.

Bien choisir son activité : les questions à se poser pour trouver le sport qui vous ressemble

Chercher la discipline qui colle à ses attentes, c’est d’abord clarifier ce que l’on vise : améliorer sa forme, apprendre à se défendre, rechercher la compétition, ou cultiver la maîtrise de soi ? Les arts martiaux couvrent un spectre large, des sports de percussion (boxe, muay thaï, karaté) aux sports de projection (judo, aïkido, sambo), en passant par les disciplines de soumission (jiu-jitsu brésilien, lutte, grappling) ou les approches hybrides comme le MMA et le krav maga.

Pour mieux orienter son choix, voici les principales caractéristiques de quelques familles :

  • La boxe et le muay thaï séduisent par l’intensité cardio et la dépense physique.
  • Le krav maga attire pour la simplicité et l’efficacité en self-défense.
  • Le judo et le BJJ sont parfaits si l’on recherche technique, gestion du corps à corps et maîtrise progressive.
  • Le tai-chi ou l’aïkido conviennent à celles et ceux qui privilégient la fluidité, la prévention des blessures et le soin du geste.

Le choix dépend aussi du profil : âge, expérience, condition physique. Les tout-petits explorent la motricité et la confiance par le judo ou le karaté. Beaucoup de femmes se tournent vers le BJJ ou le krav maga pour le sentiment de sécurité qu’ils procurent. Les seniors, quant à eux, optent souvent pour le tai-chi ou le karaté traditionnel, plus doux pour les articulations.

Le cadre a son mot à dire : loisirs ou compétition ? Encadrement diplômé ? Certains associent deux disciplines, comme la boxe et le BJJ, pour équilibrer le travail du haut et du bas du corps. Ici, rien n’est figé. Le plus décisif : que la discipline choisie épouse votre rythme, vos envies, vos capacités du moment.

Garçon assis dans l

Équipements, sécurité, petits conseils : tout pour pratiquer sereinement

Entrer sur le tatami ou dans la salle de sport, c’est d’abord miser sur un équipement à la fois confortable et adapté à sa pratique. Tai-chi et aïkido réclament des vêtements amples, pour bouger sans contrainte. Le karaté traditionnel se pratique en kimono léger, pensé pour supporter la répétition des gestes. La boxe et le muay thaï exigent gants, protège-dents, coquille ; ceux qui veulent aller plus loin optent aussi pour protège-tibias ou casque. Judo et jiu-jitsu brésilien imposent un kimono renforcé, capable d’encaisser les saisies sans faiblir.

La question de la sécurité ne se résume pas à une formalité. L’échauffement, étape-clé, réduit considérablement le risque de blessure, surtout chez les seniors ou pour ceux qui ont déjà connu des douleurs articulaires. Il vaut mieux rejoindre une structure où l’encadrement sait adapter le rythme et le contenu à chacun. Au début de la saison, demander un certificat médical ne se limite pas à cocher une case : c’est l’occasion de vérifier sa capacité à suivre l’intensité de la pratique.

Quelques gestes simples permettent de durer : boire régulièrement avant, pendant, après l’effort ; privilégier la régularité au « coup d’éclat » ; préférer les approches sans contact comme le tai-chi, le karaté kata ou certains courants d’aïkido pour limiter les chocs, notamment si l’on a des fragilités lombaires. Enfin, adapter l’intensité aux sensations du jour : écouter son corps, c’est le premier pas vers une progression durable.

En 2025, chaque choix comptera un peu plus : la discipline, le rythme, la régularité. Si la liste des sports remboursés se réduit, le champ des possibles, lui, reste grand ouvert à celles et ceux qui veulent avancer, à leur façon, un pas après l’autre.