Pendant des mois, la Coupe du monde féminine 2023 s’est jouée… hors des terrains, dans les bureaux des chaînes et les couloirs de la FIFA. La diffusion en France a longtemps ressemblé à un feuilleton à rebondissements, entre négociations tendues et silence radio. Cette période d’incertitude appartient désormais au passé : les écrans français accueilleront le tournoi. Deux grands groupes se partagent la retransmission, pour qu’aucun passionné ne reste sur le banc de touche. M6 et France Télévisions, alliés de circonstance, s’installent au centre du jeu. Du 20 juillet au 20 août, la Coupe du monde féminine s’invite dans les salons, retransmise depuis l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Les supporters, eux, n’auront qu’à choisir leur fauteuil.
Une alliance qui change la donne
Public et privé conjuguent leurs efforts. Avec ce partenariat M6, France Télévisions, le football féminin gagne en visibilité et en légitimité. La ministre des Sports Amélie Oudéa-Castéra s’est réjouie de voir les groupes avancer main dans la main, saluant leur implication et leur réactivité face à l’enjeu de la diffusion. Pour ceux qui veulent suivre toute l’actualité du ballon rond, Score.fr reste la référence.
Pourquoi la diffusion a tant tardé
Pour comprendre ce retard, il faut revenir quelques mois en arrière. Les négociations sur la diffusion de la Coupe du monde féminine ont calé, tant en France qu’ailleurs en Europe, sur plusieurs écueils bien concrets :
- Des horaires de diffusion peu adaptés au public européen, du fait du décalage horaire
- Des droits télévisuels réclamés par la FIFA à des niveaux jugés démesurés
Ces éléments ont compliqué les discussions, repoussant la signature d’un accord.
Une FIFA inflexible sur les tarifs
La FIFA n’a pas facilité la tâche. L’instance a fixé la barre très haut sur les droits télé, provoquant la frustration du ministère des Sports, qui a dénoncé des exigences disproportionnées. La manne financière semblait primer sur la diffusion, au détriment des supporters et de la reconnaissance du football féminin.
Face à ce blocage, plusieurs voix du monde sportif se sont élevées pour soutenir la recherche d’un compromis. Hervé Renard, sélectionneur de l’équipe de France, a tenté de rassurer : il a rappelé que l’optimisme reste de mise et qu’une solution finit toujours par émerger. La mobilisation collective a fini par faire bouger les lignes, accélérant la conclusion d’un accord attendu par tous.
Un partenariat qui s’inscrit dans la durée
L’entente entre M6 et France Télévisions ne se limite pas à la Coupe du monde féminine 2023. Elle prévoit aussi la retransmission des matches de l’équipe de France féminine jusqu’en 2027, pour les rencontres hors Euro et Coupe du Monde. France 2, France 3 et W9 prendront le relais pour diffuser les qualifications et les matches amicaux, assurant ainsi une visibilité continue à la sélection nationale.
Reste à voir si ces engagements tiendront dans la durée. Les fans, échaudés par tant d’attente, attendent maintenant des actes. Les promesses sont là, la balle est dans le camp des diffuseurs.

